Mise à jour sur le leadership des jeunes

Par Jessica Danforth

Conseil national des jeunes indigènes sur la santé sexuelle et le VIH, bulletin de l’été 2017

Pour l’édition estivale du bulletin, nous avons choisi d’aborder un sujet qui a beaucoup intéressé les jeunes membres de notre conseil, à savoir, qu’est-ce qu’une doula, et comment la doula peut contribuer à favoriser la santé et le bien-être des jeunes personnes, et particulièrement de jeunes familles, qui vivent avec le VIH et autres ITSS, ou encore qui sont affectées par ces infections.

D’abord, qu’est-ce qu’une doula?

Selon Doulas of North America (DONA), le terme doula provient du grec ancien, et signifie « femme qui sert »; il est maintenant utilisé pour désigner des professionnelles formées et expérimentées qui fournissent du soutien physique, émotionnel et informationnel continu aux mamans avant, pendant et immédiatement après leur accouchement; il peut également s’agir de soutien émotionnel et pratique pendant la période du post-partum (DONA, 2016).

La doula apporte du soutien émotionnel, physique et spirituel aux femmes et aux familles pendant la grossesse, l’accouchement et après la naissance. Elle encourage et soutient les femmes et leurs familles dans la prise de décisions éclairées concernant la grossesse, la naissance, la période du post-partum ainsi que les soins du nouveau-né; elle les aide à se sentir en confiance et à l’aise avec leurs décisions et stratégies concernant les soins. La doula encourage les relations saines au sein de la famille et de la communauté, et peut favoriser la création de liens entre femmes et entre familles pour multiplier les sources de soutien en cas de besoin. En un mot, la doula cherche à ce que la grossesse, l’accouchement et la période de post-partum soient des expériences saines et agréables; c’est le moyen par excellence d’entamer son aventure comme parent.

Une doula accomplie fournira un soutien à toutes les étapes de la grossesse et en matière de santé reproductive, et notamment, sans s‘y limiter, pendant la grossesse, la naissance, immédiatement après l’accouchement, et en matière de fausse couche, d’avortement, et d’interactions entre les ITSS, de survivance aux situations d’abus et de violence, et en matière d’adoption et d’aide sociale à l’enfance.

En outre, il est actuellement question, à New York, de la doula et du rôle que devrait jouer une doula vivant avec le VIH. Ce rôle ne serait pas uniquement établi sur les critères d’être enceinte ou de s’identifier comme étant une femme; sont étudiés un modèle et un cadre de soutien selon lesquels la doula pourrait assister toute personne qui vit un parcours avec le VIH dans les nouvelles réalités qui sont siennes. Nous vous présentons ci-dessous deux articles d’intérêt [en anglais] sur ces questions :

Jusqu’ici, trois membres du Conseil national des jeunes indigènes sur la santé sexuelle et le VIH ont suivi une formation de doula; cette formation fait partie d’une démarche en cours dans le cadre du projet de leadership des jeunes compte tenu des réalités auxquelles font face les jeunes personnes en matière de grossesse, de VIH et autres ITSS; il est également question du rôle de la doula dans la réappropriation du rôle traditionnel de soutien au cœur de nos communautés. Nous vous promettons des mises à jour à ce sujet au fur et à mesure qu’avancera notre travail collectif!

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About the Author: Brought to you by the Canadian Aboriginal AIDS Network (CAAN).

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