Trousse d’outils

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Introduction

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un virus qui affecte le système immunitaire. Il peut être transmis par le sang ou par d’autres liquides organiques. Parmi ces moyens de transmission, on trouve les activités sexuelles sans protection et l’échange d’aiguilles entre partenaires. S’il n’est pas traité, le VIH se développera en syndrome d’immunodéficience acquise (sida), une maladie terminale qui, souvent, entraîne la mort parce qu’elle éteint le système immunitaire. Il n’existe aucun remède au VIH, mais on peut le prévenir.

Le VIH et le sida sont un problème qui prend de l’ampleur au sein des communautés autochtones. La trousse d’outils nationale autochtone de prévention du VIH et du sida sera axée sur quatre populations ciblées, à savoir : les femmes autochtones, les jeunes autochtones, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et les Autochtones qui sont incarcérés ou qui l’ont été.

Selon l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), les peuples autochtones sont surreprésentés dans l’épidémie du VIH au Canada. Entre 1979 et le 31 décembre 2008, 21 300 cas de sida ont été déclarés au Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections; parmi ceux ci, 16 824 (79 %) contenaient des renseignements sur l’ethnicité.

De ces 16 824 cas, 690 (4,1 %) concernaient des personnes qui s’étaient déclarées Autochtones. Pourtant, selon Recensement Canada (2006), les Autochtones ne constituent que 3,8 % de la population.

En 2008, les données de la surveillance de l’ASPC ont démontré que les peuples autochtones constituent un pourcentage croissant des cas de VIH positif et de sida rapportés, l’usage de drogues injectables étant l’un des principaux moyens de transmission chez la communauté autochtone. L’usage de drogues injectables cause plus de cas d’infections au VIH et au sida chez les femmes autochtones que chez les hommes autochtones. Entre 1998 et la fin de 2006, plus de 53,7 % des cas de VIH positif rapportés chez les hommes autochtones concernaient l’exposition à l’usage de drogues injectables; chez les femmes autochtones, ce nombre atteignait 64,4 % des cas de VIH positif rapportés. Parmi les cas de sida rapportés chez les peuples autochtones entre novembre 1979 et la fin de 2006, la catégorie d’exposition était l’usage de drogues injectables dans 62,3 % des cas rapportés chez les femmes autochtones et dans 32,1 % de ceux rapportés chez les hommes autochtones.

Ceci met en évidence la nécessité d’offrir des interventions visant la réduction des risques de propagation d’infections adaptées à chaque communauté et à chaque culture. En tant que membres de ces communautés, nous devons absolument y être préparés. Il nous faut donc posséder les outils à portée de la main pour répondre aux besoins de notre peuple. Le RCAS a la conviction que la sensibilisation des gens au VIH et au sida passe par l’éducation. C’est pourquoi, lorsqu’il a élaboré cette trousse d’outils, le RCAS l’a fait en étroite collaboration avec des organisations partout au Canada afin de réunir des ressources pour vous aider à atteindre les populations à risque élevé ciblées.

La trousse d’outils nationale autochtone de prévention du VIH et du sida du Réseau canadien autochtone du sida (RCAS)

Le RCAS vous demande donc, à titre de professionnel des soins de santé, de prendre en considération les dix raisons énoncées ci dessous dans l’élaboration de ressources pour contrer l’infection au VIH/sida;

  1. Le VIH/sida affecte davantage les Autochtones que les non autochtones.
  2. Les renseignements sur le VIH/sida mis de l’avant par les Autochtones et pour les Autochtones tiennent compte des besoins et de la culture de ceux ci,
  3. Les personnes désireuses d’en savoir davantage sur le VIH/sida sauront à qui s’adresser.
  4. Les renseignements sur le VIH/sida peuvent être compilés, mis à jour et supervisés par les Autochtones.
  5. Les ressources en lien avec le VIH/sida qui seront mises en œuvre par les Autochtones seront vues, entendues et utilisées par les Autochtones.
  6. Les connaissances sur le VIH/sida donnent du pouvoir relativement au VIH/sida.
  7. Les ressources en lien avec le VIH/sida dans une communauté reflèteront les choix et les besoins de cette communauté.
  8. Que ce soit un jeune, une femme, un Aîné, un parent, une personne vivant avec le VIH ou le sida, une famille ou un travailleur de la santé, chacun peut s’engager.
  9. Les communautés peuvent planifier et contrôler activement leur réponse au VIH/sida.
  10. « Chacun fait partie de notre cercle de guérison traditionnel, incluant les personnes vivant avec le VIH et le sida. Les membres de communautés équilibrées maintiennent la force de ce cercle en travaillant ensemble en ce qui concerne les soins, le soutien et la guérison. »

Ces raisons, conjuguées avec les statistiques de l’Agence de la santé publique du Canada, constituent un moyen d’ouvrir le dialogue sur le besoin impératif d’éduquer les membres de la communauté sur le VIH et le sida.

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