Section un: Stratégies

Groupe de travail autochtone international sur le VIH/sida (GTAIVS)

Le Plan stratégique international sur le VIH/sida pour les peuples et les collectivités autochtones de 2011 à 2017 a pour but de faciliter, entre autres, la mise en place d’une voix et d’une structure internationales qui établissent un lien entre les peuples autochtones et leurs gouvernements, les organismes de services liés au sida et les coopératives, dans une démarche collective globale pour diminuer les effets disproportionnés du VIH/sida vécus par les Autochtones.

La stratégie comporte six objectifs principaux fondés sur les observations des membres du GTAIVS lors des rencontres satellites autochtones tenues dans le cadre de la Conférence internationale sur le sida, qui a eu lieu en juillet 2010 à Vienne, en Autriche :

  • Rendre les conséquences du VIH/sida dans les collectivités autochtones plus visibles à l’échelle internationale;
  • Améliorer de manière significative l’implication des Autochtones atteints du VIH/sida en ce qui a trait à la recherche, aux politiques et à l’élaboration de programmes aux niveaux régional, national et international;
  • Travailler pour obtenir une représentation fidèle des Autochtones dans les données épidémiologiques sur le VIH/sida dans leur propre pays ou région;
  • Assurer le renforcement et la mise en valeur des capacités pour que le VIH/sida et les peuples autochtones deviennent des priorités en matière de santé;
  • Encourager les méthodes adaptées aux Autochtones pour les déterminants sociaux de la santé;
  • Mener une planification durable.

Ce plan stratégique favorise le partage de pratiques judicieuses entre les pays et les peuples autochtones. De plus, il est fortement recommandé que les Autochtones soient soutenus, grâce à l’influence des documents internationaux sur les droits de la personne et sur la santé des Autochtones, afin de devenir véritablement impliqués dans le traitement des données qui sont recueillies et qui les concernent; en particulier, ceux qui sont atteints du VIH/sida. Ce plan stratégique sert à orienter le travail du GTAIVS. Les prochaines étapes à atteindre pour ce dernier sont la gouvernance permanente et la planification durable.

Stratégie autochtone sur le VIH/sida au Canada (2e phase)

L’épidémie de VIH/sida chez les peuples autochtones1 du Canada menace la santé et la stabilité actuelles de notre population. Une solution stratégique et réfléchie qui repose sur des mesures significatives et pertinentes sur le plan culturel est nécessaire en raison de la complexité de l’épidémie. La stratégie autochtone sur le VIH/sida au Canada a d’abord été proposée en 2003. Elle reposait alors sur des consultations et des discussions tenues avec 173 personnes, ainsi que sur des analyses documentaires. Ce travail a mené à la production d’un document stratégique comprenant deux objectifs généraux et neuf domaines stratégiques qui serviraient de ligne directrice pour les cinq années à venir. Étant donné que la stratégie a été renouvelée pour 5 ans, soit jusqu’en 2014, de nouvelles idées à examiner sont présentées, même si les actions stratégiques initiales demeurent pertinentes. La deuxième phase de la stratégie autochtone sur le VIH/sida au Canada sert de ressource à tous les intervenants qui participent aux actions menées contre le VIH/sida au sein des collectivités autochtones. Les domaines stratégiques et les objectifs en lien avec ceux-ci donnent une orientation à la stratégie. Nous sommes tous responsables de la mise en application de cette dernière. Celle-ci est planifiée de façon à mettre en évidence les domaines stratégiques pour lesquelles des mesures doivent être prises, en plus de ses principaux objectifs et résultats généraux. En se basant sur les grandes lignes de ces domaines stratégiques, des recommandations sont faites relativement à la façon dont un grand nombre de « secteurs » peuvent mettre de l’avant les efforts menés dans le cadre de cette stratégie.

Stratégie nationale pour la jeunesse autochtone sur le VIH/sida au Canada

Cette stratégie a été lancée pendant la Semaine de sensibilisation au sida chez les Autochtones, du 1er au 5 décembre 2010. Son élaboration a été supervisée par le National Aboriginal Youth Council on HIV and AIDS (NAYCHA) (Conseil national de la jeunesse autochtone sur le VIH/sida), formé d’un jeune Autochtone (membre des Premières nations, Inuit ou Métis) par province ou territoire canadien qui est âgé entre 18 et 29 ans. La stratégie nationale pour la jeunesse autochtone sur le VIH/sida offre une vision, des objectifs, ainsi que des suggestions d’orientations et de mesures à prendre par les intervenants de tous les échelons dans le but de diminuer le taux élevé de VIH/sida chez les jeunes Autochtones canadiens. Elle appuie les stratégies qui tiennent compte des jeunes et pertinentes sur le plan culturel, qui donnent les moyens aux initiatives de pouvoir s’attaquer avec compassion aux problèmes et aux défis que pose le VIH/sida. Elle fait également la promotion du droit à l’éducation pour les jeunes Autochtones, ainsi que de pouvoir s’informer et de sensibiliser ses proches à propos de la prévention, des soins, des traitements et du soutien offerts relativement au VIH/sida. L’implication actuelle significative des jeunes Autochtones dans des efforts qui visent à diminuer le taux de VIH/sida joue un rôle décisif dans la réussite de la stratégie. Cette dernière oriente le travail effectué par le Réseau canadien autochtone du sida, ainsi que celui de ses partenaires nationaux et internationaux.

Environments of Nurturing Safety (EONS) (Environnements sécuritaires et valorisants)

La stratégie quinquennale sur le VIH/sida Environments of Nurturing Safety (EONS): Aboriginal Women in Canada (Environnements sécuritaires et valorisants : femmes autochtones au Canada) a été lancée pendant la Semaine de sensibilisation au sida chez les Autochtones, du 1er au 5 décembre 2010. L’élaboration de la stratégie a été effectuée grâce à un processus de consultation avec plus de 300 femmes autochtones en provenance de onze villes au pays, auquel ont participé des femmes autochtones séropositives, d’autres jugées « à risque » ou atteintes du VIH et leurs fournisseurs de services. La stratégie met en évidence le besoin de renforcer le réseau de soutien pour les femmes autochtones séropositives et d’en accroître la capacité, d’augmenter l’accessibilité aux services qui sont pertinents sur le plan culturel dans toutes les régions, de s’attaquer aux obstacles structurels qui nuisent à la santé et au bien-être de ces femmes, d’augmenter le nombre de programmes de prévention et de réduire les disparités ou de rendre les recherches effectuées au sujet des femmes autochtones plus accessibles qu’avant. La réussite de cette stratégie passe essentiellement par l’implication significative des femmes autochtones dans les actions qui sont menées. Cette stratégie s’harmonise avec la deuxième phase de la stratégie autochtone sur le VIH/sida au Canada et oriente les actions ciblées qui sont menées par le Réseau canadien autochtone du sida et ses organismes membres.