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Environnements contribuant à la sécurité (ECAS) :

Femmes Autochtones au Canada, Plan Stratégique de Cinq Ans sur le VIH et le sida – RCAS 2010 (2010 – 2015)

Voix de femmes RCAS :   Les membres du comité permanent Voix de femmes du Réseau canadien autochtone du sida incluent les femmes de Premières Nations, des Inuit et des Métis; elles sont également représentées par PAW* et par les fournisseurs de service d’organisations membres du RCAS.

Kecia Larkin – Coprésident, Colombie Britannique

Priscilla Bilsborrow – Coprésident, Manitoba

Elizabeth Benson – Colombie Britannique

Denise Lambert – Alberta

Krista Shore – Saskatchewan

Leona Quewezance – Saskatchewan

Tania Dopler – Ontario

Candy Gunner – Québec

Mina Ekomiak – Nunavut

Monique Fong – Nouvelle Écosse

Tracey Nolan – Terre Neuve

Doris Peltier – (Membre d’office)

Contexte :   Le 3 décembre 2010, à l’occasion de la campagne 2010 de la Semaine de sensibilisation au sida chez les Autochtones, le Réseau canadien autochtone du sida publiait Environnements contribuant à la sécurité (ECAS) : Femmes Autochtones au Canada, Plan Stratégique de Cinq Ans sur le VIH et le sida

Cette stratégie vise à augmenter et à élargir les bases du soutien offert aux femmes et aux filles autochtones :

En créant des stratégies pour aménager des espaces sécuritaires, renforcer les capacités et augmenter la prévention. La mise en œuvre d’ECAS entraînera une réduction du nombre de cas de VIH au cours des cinq prochaines années.

Le VIH et le sida chez les femmes autochtones :

La forte incidence de la maladie du VIH continue à impacter les femmes autochtones; cela démontre qu’il y a un besoin urgent de susciter une réponse en utilisant une approche adaptée à la culture et au sexe qui reconnaîtra les besoins spécifiques de femmes autochtones.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), dans son article Actualités en épidémiologie du VIH/sida de juillet 2010, rapporte que le VIH et le sida ont un impact significatif qui affecte tout particulièrement les femmes autochtones.

–  Parmi les personnes autochtones dont le sexe est connu chez qui les tests sont positifs, entre 1998 et 2008, la proportion attribuée aux femmes variait de 43,0 % à 52,8 %, atteignant son plus haut niveau avec 56,6 % (99/175) en 2005.

–  Entre 1998 et 2008, les femmes autochtones représentaient 48,8 % du bassin de personnes séropositives rapporté dans les statistiques portant sur le VIH et le sida chez les Autochtones, comparativement aux 20,6 % que représentaient les autres ethnies.

Espaces sécuritaires pour les femmes autochtones :

Le titre de cette stratégie reflète le fait que les PAW de partout au Canada expriment le besoin d’entamer ou de poursuivre un processus de guérison; elles ont besoin d’espaces où elles pourront partager avec d’autres femmes leur expérience en lien avec le VIH et le sida. (15/08/2011)

Ces femmes proposent que les stratégies mises sur pied pour répondre à leurs besoins soient basées sur une fondation solide ayant pour principes la sécurité et la création d’espaces sécuritaires où seront respectées les femmes autochtones.

VALEURS DE L’ECAS :

LIBERTÉ : Celle de parler ou de garder le silence, de faire les choix qui nous conviennent.

RESPECT : Celui qui nous permet d’accepter les gens tels qu’ils sont.

COURAGE : Celui de nous dévoiler, de partager, de parler ou de poser des gestes sans crainte des répercussions.

GÉNÉROSITÉ : Celle qui permet à chacune de prendre soin d’elle pour pouvoir ensuite prendre soin des autres.

PRINCIPES DIRECTEURS DE L’ECAS 

Si le bassin des femmes autochtones est varié, elles savent toutefois faire preuve de solidarité au profit de leurs enfants, d’elles mêmes et de la communauté au sein de laquelle elles vivent.

Les femmes autochtones sont des soignantes, des guérisseuses, des gardiennes de la connaissance des femmes et des gardiennes de la culture. Il nous faut honorer ces dons par la façon dont nous travaillons l’un avec l’autre, avec nos enfants et avec notre communauté.

Les femmes autochtones débordent de ressources; elles sont flexibles et responsables envers elles mêmes, envers leurs enfants et envers leur communauté; pour toutes ces raisons, elles font preuve d’autodétermination, tant dans ce qu’elles font qu’entre elles.

OBJECTIFS STRATÉGIQUES D’ECAS :

Objectif stratégique 1 : Renforcer le réseau et apporter du soutien aux PAW de toutes les régions et à leurs enfants.

Objectif stratégique 2 : Augmenter la disponibilité et l’accessibilité de soins, de traitements et de services de soutien qui correspondent aux besoins culturels des PAW de toutes les régions.

Objectif stratégique 3 : Exercer des pressions pour que les politiques actuelles soient modifiées ou abolies afin d’alléger les obstacles structurels auxquelles sont confrontées les PAW de toutes les régions et leurs enfants.

Objectif stratégique 4 : Faire davantage de prévention, d’éducation et de sensibilisation à l’égard du VIH et du sida auprès des populations à risque dont font partie les femmes et les filles autochtones de toutes les régions du Canada.

Objectif stratégique 5 : Augmenter le nombre de recherches qui portent sur les femmes autochtones et qui sont faites au sein même de la communauté.

Répondre en tant que communauté, compléter le cercle

Environnements contribuant à la sécurité est une stratégie visant à aider la femme autochtone à occuper la place qui lui revient de droit et à s’engager de façon significative et à être traitée en égales. Il est essentiel que la femme autochtone soit aussi représentée que les autres autour de la table afin de refléter la forte prévalence du VIH et du sida chez nos sœurs. Les obstacles structurels qui empêchent les femmes autochtones de prendre des engagements importants doivent être surmontés, et nous avons tous un rôle à jouer pour l’atteinte de cet objectif.

Les facteurs influençant le risque et la vulnérabilité sont :

La pauvreté et le statut socio-économique faible

La violence fondée sur le genre

Le traumatisme historique

La prédisposition biologique

Le déséquilibre et l’inégalité des sexes

La représentation coloniale de la femme autochtone

Le racisme, la stigmatisation, la discrimination et le sexisme

Les traumatismes non résolus liés à la violence sexuelle

L’exclusion sociale

Les possibilités inégales d’éducation

L’inégalité dans l’accès aux soins de santé

Qu’est ce que PAW?

PAW, ou Positive Aboriginal Women, ce sont :

Nos sœurs, nos mères, nos filles, nos grands mères, nos petites filles, nos nièces, nos cousines et des membres de notre communauté.

Les PAW donnent un double sens à l’expression « être positive »; elles abattent ainsi efficacement un premier obstacle, celui concernant la façon dont les femmes autochtones touchées par cette épidémie souhaitent être vues. PAW utilise une approche basée sur les forces de chacune.

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