By Ed Bennett and Monique Fong

Par Ed Bennett et Monique Fong

La ville de Halifax, en Nouvelle-Écosse, a été l’hôte de la séance nationale de formation du formateur en réceptivité communautaire du RCAS, du 28 au 30 novembre 2013. Les participants provenaient des communautés néo-écossaises d’Eskasoni, de Waycobah, de Millbrook et d’Indian Brook, ainsi que de la communauté néo-brunswickoise Red Bank.

Pour amorcer la séance de formation, Leslie et Sandra Labobe, de Healing Our Nations, ont apporté une incroyable quantité d’informations très pertinentes traitant du VIH, de la réduction du risque et des infections transmissibles sexuellement.

Les participants ont exploré les problématiques et les besoins en termes d’interventions culturellement adaptées dans les communautés autochtones. Le nombre de cas d’infection au VIH, de sida, d’hépatite C et d’infections transmissibles sexuellement continue à augmenter chez les Autochtones au Canada. Certains participants ont avoué avoir peu ou aucune connaissance sur ces faits, et nombre de ceux ne travaillant ni dans le secteur d’approvisionnement en services de santé et en services sociaux ni dans un connexe déclaraient leur ignorance en ce qui concernait la plupart des faits apportés. Les participants étaient reconnaissants de l’occasion que constituait cette formation pour discuter de ces sujets et apprendre ces informations.

Par ailleurs, les participants ont eu l’occasion de faire un remue-méninges sur les facteurs et les comportements à risque susceptibles d’être retrouvés chez certains. La première liste de facteurs et de comportements à risque dressée citait notamment l’augmentation du nombre de jeunes exposés aux drogues à injection et le risque potentiel qu’ils soient attirés à utiliser des drogues fortes; les relations sexuelles non protégées; l’échange de relations sexuelles contre de la nourriture ou de l’hébergement, chez les femmes et les jeunes; l’entretien d’une relation malsaine, par exemple, avec un partenaire utilisant des drogues injectables; la faible estime de soi et la recherche de son identité; le manque d’éducation sur le VIH, le sida et l’hépatite C; l’hésitation à passer un test de dépistage; l’homophobie; le racisme et la discrimination.

Les approches et les programmes basés sur l’abstinence — qui consiste à encourager les gens à abandonner la consommation de certaines substances (alcool, drogues, etc.) — sont chose courante, dans les communautés autochtones, et ont fait l’objet de discussions. Les participants étaient d’avis qu’à défaut de se voir offrir un programme d’intervention pour réduire le risque, les personnes marginalisées pouvaient être privées de services nécessaires, d’où la nécessité de mise en place des politiques n’excluant pas les personnes incapables de demeurer abstinentes et sobres.

La réceptivité est « le degré de préparation d’une communauté à aborder une problématique ». Il existe de nombreuses applications pour le modèle de réceptivité communautaire (MRC). Il peut être utilisé pour apporter des changements dans une communauté, pour y intégrer une culture, des ressources et un niveau de réceptivité, pour rallier les membres d’une communauté, pour renforcer la coopération et pour augmenter la capacité communautaire en matière de prévention et d’intervention. Le MRC reconnaît l’unicité de chaque communauté, de son stade de volonté et de sa capacité.

L’un des aspects essentiels de la séance de formation du formateur est que ses participants reçoivent des outils leur permettant d’effectuer et d’utiliser leur propre évaluation de réceptivité communautaire. En effet, à l’aide du manuel et du manuel pratique de MRC, ils apprennent les trois étapes nécessaires pour mener une entrevue à terme : 1) la préparation et la planification; 2) le déroulement de l’entrevue; 3) l’attribution d’un pointage aux évaluations. Ils apprennent également que dans le cadre de la préparation pour faire les évaluations, il est important d’établir quelles personnes ils souhaitaient interroger, de comprendre l’essence même des questions de l’entrevue, et de communiquer avec les candidats à l’entrevue afin de prendre rendez-vous.

Les travailleurs de première ligne ayant participé à la séance de formation ont pris conscience de l’importance de travailler à réduire le risque. Ce sont des personnes motivées et diligentes, toujours en quête de moyens pour aider ces personnes qui sont éprouvées au quotidien.

Cette séance de formation constituait également une belle occasion pour le RCAS de promouvoir les travaux déjà en cours dans leur région. Les travailleurs s’accordaient sur le fait que la séance de formation leur procurait également une occasion en or pour faire du réseautage entre eux; d’ailleurs de nouveaux liens de partenariat et de collaboration ont vu le jour entre certaines organisations participantes.

Pour en savoir plus sur le programme national de formation du formateur pour évaluer la réceptivité communautaire, ou encore sur les travaux du RCAS en général, veuillez communiquer avec Monique Fong, coordonnatrice de la réceptivité communautaire, en composant 1-604-266-7616, ou encore avec Ed Bennett, superviseur de la réceptivité communautaire, au 1-647-981-2663; vous pouvez également vous rendre sur le site web du RCAS au www.caan.ca

Monique Fong

Coordonnatrice de la réceptivité communautaire

Ed Bennett

Superviseur de la réceptivité communautaire

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(604) 266-7616
Vancouver, BC V6N 2C7