Les flammes sont allumées et partout au pays, des braises de recherche se consument dans de menues pochettes. Des petites cordées se sont formées parmi les communautés, les organismes et les chercheurs — tant chez les Autochtones que chez les non autochtones —, celles-ci cherchant à apprendre ce en quoi consiste la recherche communautaire. Les uns apprennent constructivement des autres comment travailler en équipe vers un but commun : la lutte au VIH et au sida chez les peuples autochtones au Canada.

En recherche communautaire, il est reconnu que chacun détient des connaissances, soit par son vécu, par son éducation ou par son expérience professionnelle, qui ont une valeur à l’égard de la recherche. L’intérêt pour la recherche communautaire croît constamment au fur et à mesure que les gens apprennent que ce type de recherche assure l’implication de la communauté du début à la fin d’un projet de recherche. La seule façon pour que fonctionne une recherche communautaire est que tous consentent à s’asseoir autour du feu; il est essentiel que s’observent et que s’écoutent entre eux les membres de la communauté, les chercheurs, les décideurs et, dans le cas présent, les travailleurs de première ligne en recherche sur le VIH et le sida. Ceux d’entre eux qui sont profondément engagés auprès de leur communauté sont en mesure d’apporter des connaissances et des expériences personnelles en lien avec les problématiques importantes qui frappent leur communauté.

Certes, le travail des personnes œuvrant dans ce domaine est exigeant par moments, mais il est très gratifiant. Il leur fournit des occasions pour le renforcement de leurs capacités à plusieurs égards; du point de vue technique, physique, professionnel, spirituel… la liste est longue. Ultimement, l’efficacité de cette démarche réside dans le fait qu’elle rassemble des intervenants — qui, autrement, ne se rencontreraient peut-être jamais — en vue d’un objectif commun.

En 2006, le RCAS accueillait à Vancouver son premier rassemblement pour les pratiques sages. Ce rassemblement fut le premier de son espèce, et demeure le seul rassemblement au Canada et au monde portant sur la recherche communautaire autochtone sur le VIH et le sida. Depuis lors, le RCAS a poursuivi la tenue d’événements portant sur les pratiques sages à Toronto, en 2008, et à Halifax, en 2011. Cette année, le RCAS a fièrement passé le flambeau au Centre national collaboratif de recherche communautaire sur le VIH et le sida chez les Autochtones (Centre AHA), un organisme nouvellement subventionné, afin qu’il agisse comme organisme hôte pour le rassemblement des pratiques sages.

L’activité de pratiques sages IV, Le rôle de la recherche dans l’atteinte de zéro, s’est déroulée à Saskatoon, en Saskatchewan du 24 au 27 septembre. À l’instar des événements passés, la programmation du rassemblement était prometteuse et savamment dosée avec des ateliers de recherche informatifs et interactifs traitant de problématiques tels l’engagement de pairs en travaux de recherche et l’utilisation de la recherche comme catalyseur vers un changement effectif dans nos communautés et dans l’engagement de nos jeunes. Cette année constituait également le pivot pour le travail dans lequel sont engagés nos collègues du Groupe de travail indigène international sur le VIH et le sida (GTIIVS) à l’échelle internationale.

Maintenant, nous espérons que les membres des flambeaux de recherche que nous avons allumés lors de nos premières activités de pratiques sages, en 2006, continueront à faire jaillir l’intérêt pour la recherche communautaire sur le VIH et le sida dans les communautés autochtones partout au pays.

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