Par Bryan Sparrow, stagiaire

Le plan de travail du RCAS prévoit qu’il est de notre responsabilité d’appliquer la politique sociale dégagée de la signature, en 2010, de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples Autochtones. Nos résultats proviennent d’un échantillonnage randomisé d’articles d’actualité basés sur une recherche impartiale sur Google. À partir des données recueillies à ce jour, nous avons regroupé ces articles par leur contenu : droits de l’Homme, santé, finances, pensionnats, crimes et politiques.

En ce qui a trait aux droits de l’Homme dans ce pays, selon un certain nombre d’articles, les principales problématiques répertoriées sont la violence faite aux femmes indigènes, à laquelle il faut mettre fin, et le nombre important de sans-abri, qu’il faut réussir à réduire. Le média NationTalk rapporte la clôture, en avril de cette année, d’un forum à Edmonton entre l’Assemblée des Premières Nations et l’Association des femmes autochtones du Canada ayant pour but de renouveler les efforts afin de mettre un terme à la violence faite aux femmes et aux filles autochtones. Pour ce qui est du manque de logement, en juin dernier, le gouvernement parlait abondamment de politiques de logement pour les Autochtones sur les réserves et du problème des sans-abri au Canada pour cette année. Selon l’article de NationTalk, News Alert: Homelessness & First Nations Child Poverty, il est estimé que 50 % des enfants indigènes vivent dans la pauvreté, et il est souhaité qu’un nouvel investissement d’un milliard de dollars vienne diminuer ce nombre à l’avenir.

Quant à l’aspect touchant la santé, les Canadiens ont pressé le gouvernement fédéral d’accroître son rôle pour améliorer les déterminants sociaux de santé, selon le Journal de l’Association médicale canadienne. Au terme d’une consultation en ligne et de six rencontres dans des hôtels de ville un peu partout au pays au printemps dernier, 12 recommandations ont été faites en accord avec les attentes des citoyens du pays envers leur gouvernement cette année. Selon l’article de NationTalk, la nouvelle ministre de la Santé, Rona Ambrose, cherche à implanter certains de ces changements; « La nouvelle ministre de la Santé promet que sa porte sera ouverte et fait le serment de travailler en collaboration avec les médecins. » Dans le discours qu’elle a adressé à l’Association médicale canadienne, le 19 août, elle mettait l’accent sur l’importance de nouveaux partenariats en vue de mettre fin à la violence familiale et d’améliorer la santé des Autochtones. Aucune mention n’a été faite concernant le financement ou de nouvelles directives pour les politiques.

Quant à Carol Bennett, dans son article intitulé First Nations should be regarded as partners in creating prosperity (« Les Premières Nations devraient être considérées comme partenaires pour la prospérité »), il souligne les échecs des Conservateurs dans le développement de ressources naturelles et dans leurs relations avec les Autochtones depuis la signature de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples Autochtones. Cette problématique financière, cadrée selon une référence historique, sert d’échéancier; on esquisse également les droits des Indigènes en ce qui concerne le développement de projets qui affectent leurs terres. L’auteur démontre qu’en engageant les peuples autochtones dans la planification de projets gouvernementaux, l’écart entre les deux parties serait réduit et il en découlerait de nouvelles occasions dont les deux côtés profiteraient. Dans l’article du Globe and Mail, Alberta sets new rules on industry, aboriginal consultation (« L’Alberta établit de nouvelles règles pour l’industrie, consultation des Autochtones »), il est démontré que certains des points soulignés dans l’article de Bennett sont déjà en cours dans les prairies. Si l’entente est loin d’être parfaite et fait déjà l’objet de nombreuses objections, l’article établit néanmoins qu’elle constitue un pas dans la bonne direction.

Dans une tentative pour remédier à la relation entre les peuples autochtones et non autochtones en raison de traumatismes laissés par les pensionnats au Canada, une semaine de célébrations pour promouvoir la compréhension se déroulait à Vancouver, en septembre dernier. Nombre d’articles indiquaient l’importance de cette semaine d’événements, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et continuera à faire l’objet d’articles. Les effets négatifs de la politique de 120 ans concernant les pensionnats sur les Autochtones sont tenaces, mais le maire de Vancouver, Gregor Robertson, espère voir renaître un respect mutuel suite aux excuses présentées tardivement.

Certes, ces éléments ne sont qu’un échantillon des nombreux efforts en cours, toutefois il est clair que certains résultats positifs émanent de la signature de 2010 avec le Canada. Contre toute attente, en 2013, les peuples autochtones font de leur mieux pour être vus et entendus, que ce soit ou non dans le contexte de problématiques gouvernementales. Les peuples des Premières Nations, les Inuit et les Métis n’abandonneront pas sans un combat équitable, qu’il s’agisse de questions parlementaires ou sociales.

Vous pouvez accéder à la liste d’articles (en anglais) utilisés pour cet échantillonnage en visitant notre site Web, www.caan.ca.

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