Par Jessica Danforth, coordonnatrice nationale autochtone de la jeunesse, RCAS

Mon voyage sensationnel avec le Conseil national autochtone de la jeunesse contre le VIH et le sida (Conseil) se poursuit. Les membres du Conseil, qui représente les jeunes autochtones abordant les problématiques du VIH et d’autres ISST — , dont la réduction du risque et la santé sexuelle —, sont une source continue d’inspiration et de motivation dans leurs communautés et leurs régions.

Au cours des derniers mois, les membres du Conseil se sont consacrés à des initiatives pour la lutte au VIH, pour la santé sexuelle et pour la réduction du méfait dans leurs communautés respectives, animant bénévolement des soirées où les jeunes pouvaient discuter ouvertement de ces problématiques et créer des occasions pour établir un leadership auprès d’autres jeunes afin qu’ils s’expriment et s’engagent. Les membres du Conseil se rencontrent sur une base mensuelle pour discuter et faire progresser la Stratégie nationale pour la jeunesse autochtone sur le VIH et le sida dans toutes les activités du Conseil, ceci afin que la voix de tous les jeunes autochtones au pays soit représentée.

Les membres du Conseil résument également ce en quoi consiste la notion de « santé holistique »; il s’agit de méthodes de connaissances indigènes concernant le corps et l’espace où il se trouve. Qui donc de mieux placé qu’un jeune de nos communautés pour expliquer le point de vue d’un jeune sur comment être en « santé holistique »? Voici quelques-unes des réponses recueillies :

« Je dirais qu’une approche holistique consiste en un soutien communautaire, par exemple, en aidant un AVVS à accéder à des services de santé offerts dans sa communauté comme de la consultation, des médecines traditionnelles, des enseignements et des cérémonies. Une approche holistique pourrait aussi comprendre de l’éducation, dans des écoles et des communautés, au sujet du VIH chez les Autochtones. » Tommi Hill, représentant du Conseil, Ontario

« Nous devons rétablir une relation avec toutes choses, et surtout auprès de jeunes personnes qui font la promotion de la santé. Je serais heureuse de voir plus de jeunes assister aux ateliers donnés dans leur communauté et dans les environs parce que je crois qu’ils leur seraient profitables et les porteraient à prêter attention aux gens de leur âge et à les inspirer. Quand ils sauront s’ils peuvent le faire, alors je le saurai aussi. » Christina Alec, représentante du Conseil, Colombie-Britannique

« Je me souviens avoir lu cet énoncé selon lequel la population autochtone du Canada devrait passer de 1,3 million en 2006 à 2,2 millions d’ici 2031. J’en conclus que notre santé holistique exigera que nos peuples soient bien éduqués sur les problématiques en lien avec la santé sexuelle, surtout si cette population atteint effectivement 2,2 millions; il s’agit simplement d’établir un réseautage approprié entourant ces connaissances. Les jeunes sont susceptibles de devenir parents dès l’adolescence, un très jeune âge, et s’ils ne reçoivent pas une éducation sexuelle cohérente à leurs yeux; ils ne pourront pas accéder à un état de santé holistique. » Elizabeth Potskin, représentante du Conseil, Alberta

« C’est l’amélioration de tout son bien-être, incluant l’esprit, le corps et l’âme. » Charlene Tuplin-Campbell, représentante du Conseil, Île-du-Prince-Édouard

Par ailleurs, nous reconnaissons que les sept générations qui nous ont précédées nous ont pavé le chemin, et que nous devons penser aux sept générations qui nous suivront. En travaillant ensemble d’une génération à l’autre, nous apprenons ce que nos ancêtres souhaitaient pour nous et ce que nous devons faire pour permettre aux visages à venir d’avoir des endroits plus sécuritaires et plus sains. Être en santé holistique, cela signifie avoir plus d’endroits pour favoriser un dialogue intergénérationnel, pour le restaurer et pour se réapproprier sa signification selon nos propres conditions.

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