Chaque année, le 21 juin, des Canadiens de partout au pays célèbrent l’unicité des héritages, les cultures diverses et les contributions des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Cette date est connue comme la Journée nationale des Autochtones et, cette année, l’occasion m’a été donnée de vivre cet événement festif en compagnie de membres du RCAS, à Trout Lake, en plein cœur de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Les célébrations ont commencé par un petit déjeuner de crêpes, à proximité, qui était offert par la Vancouver Aboriginal Friendship Center Society. Après ce copieux repas, Battered Women’s Support Services, un service offert aux femmes et aux filles victimes de violence, animait, au nom de l’Autorité sanitaire des Premières nations, une Marche de l’amitié dans le but « que toute personne des Premières Nations et tout Autochtone participe activement à la Journée nationale des Autochtones » (Autorité sanitaire des Premières nations).

Cette marche, dont l’itinéraire empruntait le Commercial Drive et le Victoria Drive, était animée par des chants, des danses, de multiples performances de tambour, et même des ateliers de fabrication de tambours!

Ainsi nous nous dirigions à destination de Trout Lake, au fil de cet itinéraire qui nous faisait passer par des kiosques d’information et des tentes de restauration; pendant ce temps, la préparation de la scène battait son plein, et tous se préparaient à nous accueillir et à lancer cet événement stimulant et inspirant pour notre communauté!

En tant que membre du RCAS, j’étais parmi les enthousiastes et je m’étais mis en tête de recourir à nos boîtes de ressources. Je les ai d’abord empilées pêle-mêle sur la table, puis j’ai entrepris d’en faire énergiquement le tri pour concocter une présentation à la fois informative et attrayante; j’ai mis la touche finale juste à temps pour que le monde soit éclairé sur les travaux du RCAS en arrivant à mon kiosque. À midi tapant, le soleil était à son apogée, chauffant de ses mille rayons la commémoration; quant au vent, il a fini par s’y intéresser également, soufflant entre les rangées de kiosques et balayant mes brochures dans tous les sens.

Mon superviseur m’a donc « assisté » dans la mission de maintenir nos brochures sur la table à l’aide d’adhésifs et de multiples attaches à papier. Il a consciencieusement réussi à sécuriser ces ressources, mais j’ai constaté que ces mesures avaient quelque peu gâché l’esthétisme de mon présentoir d’information; je me suis mis à chercher une astuce pour corriger son sens de la créativité sans le froisser. Une idée de génie me vint à l’esprit, et j’ai saisi les épinglettes semblables à celles qu’il avait épinglées à mon vêtement un peu plus tôt — elles avaient pour but de le faire connaître en vue d’élections auxquelles il présentait sa candidature —, et je les ai substituées au ruban adhésif et aux attaches à papier, réglant ainsi un problème d’où chacun sortait gagnant.

Une fois le kiosque du RCAS redevenu attirant, muni de ma caméra, je me suis dirigé vers l’endroit d’où provenait l’atmosphère festive.

J’ai d’abord abouti à la scène principale, où un homme portant des vêtements autochtones élaborés rendait ses hommages aux participants qu’il accueillait et remerciant de s’être déplacés pour assister à la Journée nationale des Autochtones cette année. Je suis resté pour regarder une série de performances, dont des petits groupes d’artistes en séance d’enregistrement, des groupes de tambours et de grandes chorales et troupes de danse culturels.

De l’autre côté de la scène se trouvait le légendaire Trout Lake, où se tenaient des démonstrations en canoë. J’aurais vraiment aimé profiter de la visite offerte par Takaya Tours, mais même pour moi, la file d’attente était trop longue. Au lieu de faire partie de la file, j’ai donc décidé de la prendre en photo.

Ensuite, sur le chemin du retour à mon kiosque, j’ai découvert un petit village de tipis qui avait été aménagé pour offrir des activités aux enfants et pour la danse pow-wow au rythme de tambours. La plupart des enfants étaient transportés de délire, mais ce qui a retenu mon attention, ce sont les adorables petits qui n’ont pas prononcé un mot, entièrement absorbés dans la confection de leurs pièces artisanales.

Tout le voisinage foisonnait de participants émerveillés non seulement de faire partie d’un tel événement, mais également de se côtoyer; c’est ce qui, selon moi, rapproche tant les Autochtones. J’espère donc que vous pourrez tous y participer l’an prochain, peu importe dans quel coin du Canada vous vous trouverez, afin de prendre part avec nous tous aux célébrations de cette bienheureuse journée symbolique qu’est le 21 juin, Journée nationale des Autochtones.

CAAN is currently under construction. Please check back soon for updates.