Par Renée Masching, directrice de la recherche et de la politique

« Pour comprendre un homme, il faut savoir dans quel monde il vit. »

~ PowerPoint de Rawiri Evans (Maori), Conférence préliminaire indigène

internationale sur le VIH et le sida

En venir à faire le voyage jusqu’en Australie, cela a exigé beaucoup de temps; la rédaction de nombreuses demandes de subvention, la préparation de présentations pour décrocher des bourses, puis un vol aérien de 24 heures juste pour s’y rendre! C’est un honneur et un privilège de représenter le RCAS dans le cadre d’un événement international. Maintenant, assise derrière mon bureau avec vue sur l’océan Atlantique, en repensant à la Conférence préliminaire indigène et la Conférence internationale sur le sida 2014, je ne peux qu’espérer que mon exercice de « flânage professionnel » mènera au développement de nouvelles relations et de nouvelles occasions pour le RCAS!

La citation utilisée par Rawiri Evans dans sa présentation m’a frappée par rapport aux travaux que nous effectuons dans la section de recherche et de politiques. Nous entendons souvent parler de l’importance du contexte et de la compréhension des réalités qui constituent la vie de nos peuples. Actuellement, nous travaillons sur des projets d’envergure qui portent sur le chez-soi, le logement et la famille. Nous terminons nos travaux portant sur l’utilisation réelle ou perçue quant à la consommation d’alcool. Nous nous efforçons de penser stratégiquement et de façon avant-gardiste et réfléchissons soigneusement quant à la façon dont nous nous engageons en recherche.

En Australie, nous avons eu l’occasion de rencontrer des peuples indigènes des quatre coins du monde pour élargir et explorer le dialogue quant aux univers du VIH, de la vie des indigènes et de la santé. Le Dr James Ward nous a entretenus avec passion sur l’ascension à la position supérieure dans la réponse de l’Australie. Nombre de questions ont été soulevées, et nous continuons à y travailler; par exemple : Qu’est-ce que le traitement comme moyen de prévention? Le traitement comme moyen de prévention est-il une pratique sage? Est-ce amusant de parler de « santé sexy » et d’une « trousse de santé mortellement sexy » (dans le sens de complètement fou)? Le lancement de « Eora Call to Action », une invitation à passer à l’action faite dans le cadre de la Conférence internationale sur le sida 2014 (http://eoracalltoaction.wordpress.com/), et le lancement du conseil du VIH et du sida des jeunes Autochtones australiens et du détroit de Torres ont été riches en émotions. Beaucoup de nos alliés, collègues et partenaires qui présentaient avec nous nous entretenaient respectueusement sur les problématiques autochtones au Canada et recherchaient de nouvelles informations sur d’autres pays. Au kiosque du Canada, les enseignements autochtones étaient à l’honneur.

J’ai hâte, dans le cadre de mes responsabilités au RCAS, de m’engager avec nos communautés en participant au partage créatif de connaissances. Le fait de voyager sur de grandes distances donne au foyer et à toutes ces choses pourtant si familières un sens précieux à mes yeux. Comme le rappelle le thème de la conférence préliminaire, nous devons continuer à raconter notre histoire, à nous lever pour revendiquer ceci comme étant notre ère pour diriger de la meilleure façon notre avenir.

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